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09.08.2006

Saint-Rich continue à se vendre

Les fruits de ceci.
Parce que la notoriété passe aussi par les magazines féminins.

X. Saint-Rich nous accueille chez lui, dans une ancienne usine de textile qu'il a investi pour aménager son loft. Il est vêtu d'un ensemble noir de chez Kenzo.

"- Monsieur Saint-Rich, parlez-nous un peu de vous, votre enfance.
- Tout d'abord bonjour (rires).
Que dire ? J'ai dessiné mon premier projet à l'âge de 8 ans. Quand les autres enfants jouaient à la Nintendo, moi je m'enfermais dans ma chambre pour inventer, déjà, des architectures nouvelles.
- Quelles sont vos sources d'inspiration?
- Elles sont inévitablement multiples. Vous savez, à 12 ans, je me souviens avoir boudé et refusé de m'alimenter une journée entière pour que mes parents abandonnent le projet idiot de louer une villa sur la côte pour l'été. Je voulais faire un tour de France des cathédrales (rires). C'est aussi à cet âge que j'ai découvert les travaux de l'Arte Povera et le Minimalisme.
Maintenant que j'ai assimilé toute l'histoire de l'Art, et que je n'ai plus le temps de visiter les pays dans lesquels je dois me rendre pour raison professionnelle (ndlr: XSR est attendu à Milan lundi, à Berlin mercredi et à Pékin samedi), je trouve mon inspiration dans la rue. Vous savez Inès, je peux vous appeler Inès? J'aime les gens. Je peux me promener des heures durant dans le XIXème arrondissement, en quête d'inspiration. J'aime me retrouver, entre deux voyages, dans cette France multiculturelle d'aujourd'hui. Ces quartiers populaires sont en quelque sorte des oeuvres d'art; c'est tout bonnement fantastique!
- Vous dites aimer les gens. Est-ce là la raison de votre investissement...
- Stop! Je sais ce que vous allez dire. Mais je n'aime pas parler de mon association qui mobilise quelques-uns des plus grands noms de mes amis, association qui œuvre à sensibiliser la population au douloureux problème de logement des "sans-abri".
- On peut la nommer peut-être?
- J'avais dit que je n'en parlerais pas. Je vous donne simplement notre slogan "les sans logis doivent être mieux logés que les mieux logés." C'est un devoir moral, un point c'est tout.
- Pouvez-vous vous définir en un mot.
- Deux, si vous me le permettez : audacieux et engagé.
- Vous avez créé la surprise en annonçant l'année dernière, lors de la Biennale, votre retrait de la réalité construite.
- En effet, j'ai définitivement tourné la page de la matérialité. L'architecture ne se construit plus. Elle passe aujourd'hui par les réseaux. Je ne la conçois même plus, je donne des instructions de calcul à mon "Mac"… mais c'est trop long à expliquer ici. Je vous invite à aller voir l'exposition "dé-matérialité" qui a investi le palais du Sénat.
- Monsieur Saint-Rich …
- Oh! Appelez-moi X (rires).
- Et bien X, merci de nous avoir reçus chez vous.
- Merci à vous."

Prochainement, un entretien un peu plus sérieux à un célèbre magazine d'Art. Révisez vos philosophes post-moderne!

Commentaires

Et ça donnera un article dans OLA ?

Ecrit par : CCRIDER | 10.08.2006

Figaro Madame voyons...

Ecrit par : saint-rich | 10.08.2006

hihi, très bon.

Ecrit par : profdisaster | 12.08.2006

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